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Cher : À Chateaumeillant, le pain bio d’Anthony Castillo fait des heureux

 À Chateaumeillant, le pain bio d’Anthony Castillo fait des heureux 22.05.24
Après vingt années dans l’armée de terre, Anthony Castillo a débuté une deuxième vie professionnelle. Depuis le 30 mars, il vend les pains au levain naturel qu’il fait cuire chez lui à Châteaumeillant dans un four à feu de bois.
https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/a-chateaumeillant-le-pain-bio-d-anthony-castillo-fait-des-heureux-2699360

 L’activité de production légumières de la Ligérienne est stoppée. 10.03.24
La production de légumes à la Ligérienne et à la Ferme des Rauches est arrêtée pour une durée indéterminée, probablement définitivement.
Depuis 8 années, nous avons œuvré avec Vincent, pour construire une exploitation viable, une production de légumes pour les professionnels et les particuliers, un magasin fermier réunissant une trentaine de producteurs locaux.
Des heures, des milliers d’heures de travail, à cogiter, à construire, à planter, à semer, à désherber, à livrer, à porter les tonnes de légumes produits, à communiquer, à informer …
En vain, le constat est la. C’est navrant mais bien réel :
. En huit années, la progression a été constante jusqu’à la fin du Covid puis a régressé. Les particuliers sont venus, sont venus en masse pendant le Covid … puis sont repartis. Seuls les clients fidèles sont restés.
. Le maraichage nécessite de lourds investissements (serres, matériels pour mécaniser un peu, forage et arrosage, engins de semis et de récoltes pour chaque type de légumes …) qui ne peuvent être rentabilisés au regard du chiffre d’affaire généré.
. Le refus de l’administration pour l’ouverture du magasin fermier dans un bâtiment de la ferme car nous sommes en zone inondable de la Loire donc développement d’activité = zéro !
. Les gens ne souhaitent plus cueillir (baisse de la cueillette d’année en année) faute de temps, de résistance physique, d’envie, de vie effrénée … alors il faut de plus en plus de manutention pour la récolte et la préparation des étalages
. Pour payer un salarié toute l’année (et ne pas avoir à recruter et à former tous les ans), il faut produire toute l’année, il n’y a pas de temps d’arrêt, de répit, pas de période creuse, pas de vacances, pas de jours de repos …
. Pour travailler avec les professionnels (cantine, restaurant, supermarché, magasin fermier, grossiste…) il faut avoir dans son carnet 25 clients pour en livrer 5 par semaine. Il n’y a pas de régularité, peu de volume, pas d’engagement, sauf pour quelque uns … mais qui ne permettent pas d’assoir une filière solide.
. Le travail avec les collectivités, les cantines des écoles des collèges, représente un faible volume de légumes au final, dans une région peu peuplée comme la notre. Ce volume n’a cessé de décroître ces dernières années et ne dégage pas de rentabilité quand il faut livrer.
. Les producteurs locaux, à partir du moment où ils vendent leurs produits aux grandes surfaces, cassent le marché du local pour les magasins fermiers comme le mien. Je ne peux être compétitive sur leurs produits, même avec de faibles marges.
Je pourrais donner encore de multiples raisons, mais je retiendrai qu’une seule chose, c’est la multitude de personnes, de personnalités rencontrées pendant cette aventure … certaines sont devenues plus que des clients. C’est la richesse des relations humaines que je retiens. ❤️
Nathalie RENOUX, Exploitante agricole chez EURL La Ligérienne
Article publié ici avec accord de l’auteure et d’abord publié sur Linkedin :https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7172178861005099008/

Par Rédaction SoliCagnole

Le mercredi 22 mai 2024

Mis à jour le 22 mai 2024